Le monde n'en finit pas de finir depuis la nuit des temps

Publié le 10 Décembre 2012

PARIS

Déluge, feu universel, tempête de sable, courge dévorante, crépuscule des dieux: depuis des millénaires, la terreur d'une fin du monde habite les hommes, empruntant des chemins différents selon les civilisations, les âges et l'avancée des connaissances.

Confrontés aux grands cycles naturels, les peuples ont longtemps vécu dans l'angoisse que l'hiver ou la nuit s'installe à tout jamais.

Des siècles plus tard, ce sera le spectre de "l'hiver nucléaire", de la catastrophe écologique, de l'astéroïde géant...

"Chaque monde apparaît provisoire. Avant les monothéismes, la majorité des civilisations craignait que ces cycles se terminent un jour. Beaucoup de rites étaient associés à cette peur", explique à l'AFP l'historien Bernard Sergent.

Ainsi, "les Aztèques considéraient que tous les 52 ans, le Soleil risquait de disparaître et faisaient quantité de sacrifices humains pour s'assurer de sa renaissance", raconte ce spécialiste des mythes, auteur de "La Fin du monde" (Librio).

Beaucoup de pluies dans les récits de fin du monde: le mythe du Déluge est l'un des plus anciens, bien avant l'Arche de Noé.

En Mésopotamie, le déluge apparaît dès l'époque sumérienne et s'épanouira dans la célèbre épopée de Gilgamesh, au XIIIe siècle avant notre ère.

Le monde n'en finit pas de finir depuis la nuit des temps

Rédigé par Agendaide

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